LA FRANCE ET LA ROUMANIE:LES MEMES RACINES-LES DESTINES DIFFERENTS...
“L`HISTOIRE N`EST PAS UNE ROUTE MORTE-EST DES RACINES QUI DONNENT UN PILIER AUTOUR DUQUEL SE DEVELOPPE LA VIE…….”
SOMMAIRE:
ARGUMENT/4
CHAPITRE I - LES RACINES
1.LES ANCETRES DE LA FRANCE –LES GAULOIS/5
2.L`HISTOIRE DE LA LANGUE FRANCAISE/7
3.LA ROUMANIE EST L`ANCIENNE DACIE/10
4.L`HISTOIRE DE LA LANGUE ROMAINE/14
CHAPITRE II – LES TRADITIONS
1.L`HISTOIRE DU COSTUME POPULAIRE FRANCAISE/16
2.LE COSTUME POULAIRE ROUMAINE/20
CHAPITRE III-LA FRANCE DE L`OUEST ET LA ROUMANIE DE L`EST
1.LA FRANCE APRES LA SECONDE GUERRE MONDIALE/22
2.LA ROUMANIE SOCIALISTE/
3.LA FRANCE ET LA ROUMANIE –MEMBRES DE L`UNION EUROPEENNE/
CONCLUSION/
BIBLIOGRAPHIE/
ARGUMENT
Je me suis arrêtée sur ce thème parce qu`il me semble que c`est un sujet intéressant aux plusieurs points de vue. Ce sujet contient des informations variées dans des divers domaines comme la géographie, la culture et l`histoire.
On connaît les traditions, les habitudes, le passé, la langue, le territoire, les racines de nos ancêtres et de leur descendants.
Selon mon opinion c`est un thème difficile, mais en même temps ce sujet dispose de beaucoup d`informations diverses qui réveille l`intérêt et la curiosité de ceux qui vont lire mon attestation professionnel.
Aussi je considère que c`est le devoir de chacun de connaître le passé commun de nos aïeux et les territoires de ces deux pays, qui ont commencé ensemble de même point mais qui maintenant sont si différents...
Beaucoup d'ouvrages, de témoignages, de recherches archéologiques sont disponibles pour bâtir une historiographie cohérente et continue. Plusieurs époques et parcelles de notre territoire restent encore à investiguer avec les méthodes les plus modernes. Nombre de preuves essentielles moisissent encore ça et là car notre pays qui manque de moyen ou d'ambition, n'a t-il pas encore compris l'intérêt de l'histoire dans la construction d'une conscience nationale, indispensable à une mémoire commune et, ce faisant, au développement. Il nous appartient donc au niveau de la société civile de jeter cette graine dans ce domaine qui nous passionne, afin de ne pas laisser nos ancêtres disparaître sans suite et nos descendants déambuler comme ayant dégringolés d'un arbre: sans références, sans valeurs, sans héritages, sans perspectives. Nos contradictions objectives sur ces sujets historiques seront en réalités nos contributions pour éclairer notre présent.
L'histoire n'est pas une route morte. Au contraire, elle sert à vivre le présent en individus conscients. Ce sont des racines qui donnent un pilier autour duquel se développe la vie. Elle explique le présent et fait percevoir l'avenir. Nous croyant sans histoire, nous avons emprunté celles des autres, qui ne nous ont pas honoré dans leurs récits réducteurs. Nous ressemblons désormais à de vulgaires singes, qui singent. Sans âme.
CHAP.I
LES MEME RACINES DE LA FRANCE ET DE LA ROUMANIE-LES RACINES LATINES.
1.LES ANCETRES DE LA FRANCE –LES GAULOIS
La Gaule (ou les Gaules), en latin "Gallia", est le nom donné anciennement aux territoires occupés par les gaulois, territoires qui comprenaient la France actuelle, la Belgique et le nord de l'Italie
Jusqu'à la conquête romaine, de -58 à -51 avant Jésus Christ, ce nom ne recouvre aucune notion d'unité politique ou territoriale, mais plutôt une aire culturelle et sans doute économique.
De même le nom "Gaulois" désignant les habitants de ce territoire, couvre de nombreux peuples jusqu'à la conquête romaine.
Au milieu du premier siècle avant l'ère chrétienne, selon Jules César, la Gaule était divisée en trois parties : la Celtique, l'Aquitaine et la Belgique (cf. carte).
Aussi, l'usage des noms « Gaule » et « Gaulois » se conserva jusqu'à la fin de la période mérovingienne, du moins à l'écrit. Ce n'est que lentement, durant la période carolingienne, que le nom de « Francie » (Francia, puis francia occidentalis se répandit pour désigner la réalité politique majeure qu'était devenu le royaume des Francs (regnum francorum). Mais ce nom ne désignait qu'incidemment les territoires correspondant à l'ancienne Gaule romaine, désormais rattachés à un ensemble plus vaste.
Lorsque, avant Vercingétorix, les Gaulois attaquaient et pillaient les provinces romaines, ils étaient, pour les citoyens romains, des barbares gaulois. Puis, la Gaule étant devenue une province romaine, les Gaulois, qui étaient soumis aux lois romaines, n’étaient plus considérés comme des barbares. Ils étaient des citoyens gallo-romains qui vivaient en paix avec Rome, la cité-Etat.
Vercingétorix, le Celte, s’était sacrifié pour la liberté de la Gaule.
Cinq siècles plus tard, Clovis, le Franc, profitant de la situation, réussit à imposer à Rome l’indépendance de la Gaule !
Par la force et par la ruse il avait atteint le but qu’il s’était fixé !
La Gaule unifiée était devenue franque, mais libre !
2.L`HISTOIRE DE LA LANGUES FRANCAISE
Le francais est une langue romane,issue du latin,comme d`autres langues europeennes:L`ITALIEN;
L`ESPAGNOL
LE PORTUGAIS
LE ROUMAIN...
Apres la conquete romaine,toute la Gaule parle un latin populaire,transmis oralement,avec des deformations:c`est le roman,qui donne naissance a nombreux dialectes.
Au Moyen Age ,ces dialectes se classent en deux grandes categories,selon la facon de dire"oui":LA LANGUE D`OIL,au nord de la Loire,et LA LANGUE D`OC au sud.
Les francien,qui est un dialecte de la langue d`oil parle dans la region parisienne,s`impose comme langue nationale et devient le francais.
On parle l`ancien francais(du IX au XIII siecle),
le moyen francais(du XIII au XVII),
le francais moderne a partir du XVII siecle.
En fait,au moment de la Revolutio,a la fin du XVIII siecle,la moitie de la population parlait des patois locaux et ne comprenait pas le francais.Les gouvernements repoublicains ont essaye de l`imposer comme langue d`unite nationale.Et son emploi va se generaliser avec l`ecole obligatoire ou l`enseignement se fait en francais(en partir de la fin du XIX siecle).
DES MOTS VENUS D`AILLEURS
Si le fond initial de la langue francais est constitue de mots latins(ou de mots grecs deja transformes par les Latins),les contacts avec d`autres peuples par le biais des guerres,du commerce,des voyages,ont permis d`enrichir le vocabulaire de nombreux mots etranger.
ITALIEN:balcon;carnaval;bambin;
ESPAGNOL:adjudant;
PORTUGAIS:autodafe;acajou;
ALLEMAND:kepi;trinquer;sabre;
NEERLANDAIS:biere;
ARABE:alcool;algebre;toubib;
JAPONAIS:kimono;
ANGLAIS:handicap;pull-over;parking;budget;redingote;
Depuis les annees `60 ,l`anglais a eu une telle influence qu`on a appele"franglais" tout le jargon utilise en particulier dans le domaine des loisirs ,du cinema,des nouvelles technologies.La creatio de mots francais est a l`etude pour designer des techiques ou des metiers nouveaux.
"L`ACADEMIE FRANCAISE,fondee au XVII siecle, composse de quarante personnalites elues parmi les gens de lettres,est changee de mettre a jour le "Dictionnaire de la langue francaise". " L'histoire de la langue française commence avec l'invasion de la Gaule par les armées romaines sous Jules César en 59 av. J.-C. La Gaule était peuplée alors d'une multitude de tribus celtes qui parlaient une variété de langues. Après la conquête du pays par 51 av. J.-C., néanmoins, et au cours des siècles suivants,la langue des romains était peu à peu adoptée par tous. La langue celte des habitants d'origine a peu influencé le latin apporté en Gaule. Par le sixième siècle, il reste très peu de cette langue gauloise, et à part quelques désignations géographiques et termes spécialisés, il nous en reste quasiment aucun testament de leur langue. Par conséquent, nous en savons très peu.
Nous savons beaucoup, cependant, du latin parlé par les envahisseurs: nous savons bien que ce n'était pas le latin cultivé et soigné utilisé dans le Sénat romain et dans la littérature, mais plutôt une forme complètement orale de la langue, dotée de sa propre grammaire, vocabulaire et prononciation. Une fois établie et adoptée en Gaule, la langue a rapidement changé, surtout après la chute de Rome.
A partir du cinquième siècle, le pays subit de nombreuses invasions--des tribus germaniques de l'Est (les Francs) et les Vikings du Nord. Chacun de ceux-ci ont laissé leurs propres influences sur la langue. De plus, ces invasions ont eu l'effet d'accélérer une division qui s'est faite déjà entre la langue parlée au Sud de la Loire--La Langue D'Oc--de celle parlée au Nord, la Langue D'Oïl ('Oc' et 'Oïl' étant les mots pour 'oui' dans leurs dialectes respectifs). Le dialecte méridional est demeuré près de ses racines latines, tandis que le dialecte du Nord a manifesté des influences extérieures. En 987, Hugues Capet est élu roi du petit royaume d'Île de France, centré autour de Paris. Quoique la France était essentiellement composée alors de petits royaumes indépendents, cet événement a signalé le début d'une unité politique, et donc, linguistique. Capet était le premier roi pour qui la langue maternelle était la langue romane vernaculaire (et non pas le germanique de ses prédécesseurs) et à la mesure que son royaume est devenu plus large par ses successeurs, aussi le prestige de sa langue (aujourd'hui appelée Francien) a cru avec les bornes de cette influence politique et culturelle.
Linguistiquement, le développement du français (ancien) à partir du latin vulgaire se distingue par une série complexe de transformations phonétiques et par une réduction du système des cas grammaticaux du latin. Par le temps des Serments de Strasbourg (842 Apr. J.-C., voir Les Plus Anciens textes du Français) il n'y avait que deux cas en français: le cas sujet case et le cas régime. Par la fin du Moyen-Âge en France (date qui correspond avec l'invasion d'Italie en 1496), le système à deux cas aurait été défunt depuis plus d'un siècle. Pendant cette période, le français différait considérablement de région en région, comme le témoigne une diversité de textes écrits qui nous ont été transmis."
3.LA ROUMANIE EST L`ANCIENNE DACIA
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" INTRODUCTION
Ceci est une brève présentation de la langue roumaine. Elle n’est pas suffisante pour apprendre la langue, mais elle est censée donner un aperçu de ses principales caractéristiques, étant conçue de façon à ce que ceux qui s’y intéressent puissent prendre conscience de ses particularités structurelles par rapport au français.
1. CLASSIFICATION ET STATUT
Le roumain (ou daco-roumain) est une langue indo-européenne du groupe italique, faisant partie du sous-groupe oriental des langues romanes. Parmi celles-ci, le roumain est au cinquième rang quant au nombre de locuteurs, après l’espagnol, le portugais, le français et l’italien.
Le roumain est parlé par 26 millions de personnes environ, dont 20 millions en Roumanie (où le roumain est langue officielle et, conformément aux données du recensement de 2002, langue maternelle de plus de 90% de la population). Le roumain a le statut de langue d’État en République de Moldavie, où il porte le nom de moldave, étant la langue maternelle de 80% de la population. Il est aussi l’une des six langues officielles de la Province autonome de Voïvodine (Serbie). Le roumain est également langue officielle ou administrative dans quelques organismes internationaux, tels l’Union Latine et l’Union Européenne.
2. DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
Le roumain est parlé, en dehors de la Roumanie (20 millions de locuteurs), dans les pays suivants : République de Moldavie (2,6 millions), Etats-Unis (300 000), Ukraine (330 000), Israël (250 000), Russie (180 000), Serbie (70 000), Canada (60 000), Kazakhstan (20 000), Hongrie (8 500). Il y a des locuteurs du roumain émigrés dans d'autres pays aussi : Italie, Espagne, Allemagne, France, Australie, etc.
3. LANGUES LES PLUS PROCHES
– l’aroumain (300 000 locuteurs) – en Grèce, République de Macédoine, Albanie, Bulgarie
– le mégléno-roumain (12 000 à 20 000) – en Grèce
– l’istro-roumain (500 à 1500) – en Croatie (péninsule d’Istrie)
Traditionnellement, les linguistes roumains considèrent ces langues comme des dialectes du roumain, à côté du daco-roumain (le roumain de Roumanie), mais l’idée que ce sont des langues à part s’impose de plus en plus.
4. VARIANTES RÉGIONALES
Les linguistes qui considèrent que les langues mentionnées plus haut sont des dialectes du roumain, parlent de sous-dialectes ou parlers du daco-roumain. Si on considère ces langues comme à part, on peut parler de dialectes du roumain de Roumanie. De toutes façons, les différences entre ceux-ci sont très petites, contrairement aux dialectes de l’allemand ou de l’italien, par exemple.
Ces parlers sont celui de Valachie, celui de Moldavie (où on peut inclure la langue majoritaire de la République de Moldavie), celui de Transylvanie, celui du Banat et celui du Maramureş.
5. HISTOIRE
Le roumain s’est formé à la suite de la conquête de la Dacie (actuel territoire de la Roumanie) par les Romains, au 1er siècle après J.-Ch. Le territoire où il s’est formé est controversé. Certains affirment que c’est au sud du Danube et en Dacie, d’autres que c’est seulement au sud du Danube. De toutes façons, le substrat du roumain est le thraco-dace, langue indo-européenne qu’on ne connaît guère. Il y a un certain nombre de mots en roumain considérés comme provenant de cette langue: ce sont ceux dont on ne sait rien, sauf qu’ils sont commun avec l’albanais, langue dont l’origine est l’illyrien qui est apparenté au thraco-dace. Quelques mots de ce genre: barză « cigogne », brad « sapin », viezure « blaireau » (l’animal), copil « enfant ».
Le fonds lexical principal provient du latin : les noms des parties du corps (cap « tête », deget – « doigt », mână « main »), des jours de la semaine (luni, marţi, miercuri, joi, vineri, duminică (sâmbătă « samedi » est slave)), câine « chien », pâine « pain », apă « eau », a mânca « manger », a veni « venir », etc.
Sur le substrat daco-romain viennent s’ajouter diverses influences, dont la plus importante est celle du slave ancien. Beaucoup de mots proviennent de cette langue : plug « charrue », lopată « pelle », brazdă « sillon », etc. L’influence slave se poursuit par l’église, la religion des Roumains étant le christianisme orthodoxe et la langue de l’église étant le slavon.
D’autres influences, plus tardives, par ordre chronologique, sont celle des langues slaves modernes (bulgare, serbe, ukrainien), du hongrois, du turc, du grec, etc.
On n’écrit pas en roumain jusqu’au 16e siècle à peu près. Le premier document connu en roumain est une lettre, celle de Neacşu de Câmpulung, adressée à un marchand de Braşov. Des textes religieux suivent, puis la Bible. Tous cela est écrit avec l’alphabet cyrillique.
Au 19e siècle, les intellectuels roumains s’orientant vers l’Occident, surtout aux environs de la révolution de 1848, les langues romanes occidentales, surtout le français, exercent une très grande influence sur le roumain. On estime que 38% du vocabulaire du roumain standard provient du français et de l’italien: birou « bureau », pireu « purée », avion, a exploata « exploiter », deja, vizavi (écrit aussi « vis-à-vis »), etc. Si on prend en compte les mots hérités du latin, les mots savants du latin et les emprunts aux langues romanes, on arrive à un total de 75 à 85% de mots roumains d’origine latine."(PAR LE PROJE BABEL)
4.L`HISTOIRE DE LA LANGUES ROMAINE
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La formation du peuple roumain et de sa langue est semblable à la formation des autres peuples et langues néo-latines. Dans ce processus on trouve d'abord un élément autochtone : le Gaulois chez les Français, le Celtibère chez les Espagnols et les Portugais, le Dace chez les Roumains. Il y ensuite la romanisation de cet élément autochtone à la suite de la conquête romaine de la Gaule, de la Péninsule Ibérique et de la Dacia. Les Géto-Daces sont la branche nordique des Thraces, qui habitaient la Péninsule Balkanique. Une économie florissante basée sur la culture des céréales, de la vigne et des plantes textiles, l'extraction des minerais, le travail de la pierre pour constructions, l'élevage, le travail du bois, le commerce avec les colonies grecques de la Mer Noire, a permis une évolution rapide de l' Etat dace qui occupait en plus grand ce qu'est l'actuel territoire de la Roumanie et de la République de Moldavie. Il était dirigé par un roi qui avait pour principal conseiller le Grand Prêtre.
Trois rois ont marqué l'histoire de la Dacia : Dromichaites (IIIé siècle av.J.C.), vainqueur du roi macédonien Lysimaque, Burebista (70 - 44 av.J.C.), contemporain de César qui réussit à unifier tous les Daces, Décébale (87-106 après J.C.) qui après des victoires sur les Romains, fint par être vaincu par Trajan. Greffé sur la langue thraco-dace, le latin qui allait devenir la langue roumaine, a incorporé certains éléments de la langue des autochtones; Il est difficile de déceler à coup sûr ces éléments à cause du manque de sources écrites en langue thraco-dace (d'ailleurs, il en va de même pour les langues gauloise et ibérique). Le critère généralement admis pour déterminer l'appartenance au substratum thraco-dace de certains mots roumains est la comparaison avec la langue albanaise, la seule héritière directe de la langue parlée par les Thraces. Pour notre site touristique on a retenu quelques toponymes d'origine dace: Dunârea, Arges, Mures, Prut (noms de rivières) et Carpaţi (les Carpates). 14
Le fond lexical latin de la langue roumaine comprend 2000 éléments de base (sans compter les dérivés), c'est-à-dire autant que le nombre de mots hérités directement du latin par les autres langues romanes. Les mots roumains hérités du latin représentent depuis toujours dans le roumain, le noyau de base du vocabulaire. Langue néo-latine par sa structure grammaticale et sont vocabulaire fondamental, le roumain a assimilé un nombre assez important de mots allogènes. Ajoutons à cela sont "isolement" par rapport aux autre peuples latins ( la Roumanie est entourée de peuples porteurs d'autres langues et civilisations) et le fait que le roumain n'a pas connu l'influence du latin classique utilisé par l'église catholique comme langue de culte. Par contre, la majorité des textes roumains étaient transcrits au Moyen Age dans l'alphabet cyrillique. Une contre-réaction à cette situation se produit vers la fin du XVIIIe siècle grâce à des mouvements identitaires, animés surtout par des intellectuels et des prélats, dont le plus connu est "Scoala Ardeleana" . En 1993 encore, l'Académie Roumaine impose de représenter le son [î] par â à l'intérieur des mots et par î au début et à la fin des mots. C'est encore une réaction identitaire roumaine contre une décision imposée après l'entrée de la Roumanie dans la sphère d'influence soviétique. A l'époque, la graphie en â semblait être trop osée pour rappeler l'origine latine des mots, l'usage de la lettre î, convenant mieux . Voici la composition actuelle du vocabulaire roumain, selon l'origine des mots : 20% de mots hérités du latin ( proportion similaire dans toutes les autres langues néo-latines), 38,4% au français, 14% d'emprunts aux langues slaves (ancien slavon, le bulgare, le serbo-croate, le russe, l'ukrainien), 3,7% au turc, 2,4% au grec, 2,3% à l'allemand, 2,4% au latin classique 1,7% à l'italien et autres influences moins importantes. Donc 63% de mots venus directement ou indirectement du latin.
CHAP.II |
LES TRADITIONS
1.L`HISTOIRE DU COSTUME POPULAIRE FRANCAISE
L'histoire du costume a commencé au début du 19 ème siècle comme une histoire essentiellement romantique
L'invitation au voyage est alors conçue comme un itinéraire mêlant l'intérêt pour le point de vue à la curiosité pour la scène de moeurs
Elle s'accompagne de la découverte du costume régional dont la richesse et la diversité sont ressenties comme une marque de différence culturelle
Les premières "suites" de costumes régionaux apparaissent en 1827
Celles - ci sont exécutées à l'eau forte , puis les journaux de mode en assureront la diffusion
Les artistes qui dessinent les costumes, comme le dessinateur Lanté et le graveur Gatine, sont des collaborateurs réguliers du Journal des Dames et des Modes
La diversité des terroirs et des costumes séduit les dessinateurs
Puis quand la technique de la lithographie , plus rapide et plus souple, remplace
celle de l'eau forte, des séries consacrées aux costumes provinciaux paraissent en grand nombre
Pour l'histoire du costume, les photographies sont plus probantes que les cartes postales anciennes qui présentent souvent des scènes montées
Retrouver le costume antérieur au 19è siècle est très difficile
Aucune étude ancienne n'est disponible
Il ne reste qu'au chercheur que l'exploration des minutiers, l'observation des ex-voto, ou des gravures anciennes
Il faut confronter l'iconographie du 19è siècle avec d'autres sources d'information
L'idéal est de pouvoir trouver le costume lui - même
Par contre à la différence costumes populaires , sauf quelques exceptions pour des coiffes de la fin du 18ème siècle
Sachant que les modes perdurent , on peut retrouver au 19ème siècle, des pêcheurs qui portent la " rhingrave " ( culotte datant de Louis XIV) ou des Bretons , fidèles aux cheveux longs et à la culotte de l' Ancien Régime ( Le bragou braz au lieu du pantalon)
Toutes les indications, la fabrication et la commercialisation des matières
premières renseignent aussi sur les costumes
Les sources historiques sont aussi d'une grande utilité
Les inventaires après décès, les contrats de mariage, les procès dépeignent les vêtements.
du costume de mode , il est difficile de pouvoir remonter plus loin que le milieu du 19 ème siècle
Jusqu'à la Révolution , la Société de l' Ancien Régime est compartimentée.
Le costume donne les indications sur l'état social, sur le sexe et l' âge.
La MODE va surtout intervenir au XIXème siècle.
La Haute Noblesse vit à la Cour près du Roi à Versailles, tandis que la Petite Noblesse si elle paraît quelques fois à la Cour, elle établit surtout le lien avec la Société Rurale.
Le peuple qui vit à la campagne ne cherche pas à sortir de son état .
Les lois de l' Ancien Régime empêche de toutes façons de s'habiller au-dessus de sa condition.
Pour la société rurale , il y a deux sortes de costumes : celui des jours de fête et celui pour le travail. avec des tissus lourds et épais et résistants , de couleur sombre et de coupes peu variées.
La seule différence va reposer sur le climat.
Alors au moment des fêtes, la Société rurale cherche à s'habiller comme les citadins.
Dès le 19ème siècle, la société rurale se modernise .
Les jeunes gens ont voyagé avec la conscription , les guerres napoléoniennes et le romantisme pousse les éditeurs parisiens à publier des séries de gravures sur les costumes dans les différentes Provinces de France.
Les robes paysannes sous Napoléon III seront munies d' un bourrelet et le costume masculin ce sera l'habit 3 pièces .
L'habit de soie du grand seigneur s'orne de fines broderies au point de Beauvais, et le tailleur breton dispose sur le gilet bigouden des motifs jaunes et ocres.
Toutefois chacun va s'habiller en fonction de son appartenance régionale.
Il existe en fait toute une économie qui permet aux plus pauvres de se donner belle apparence dans des temps où le textile a une telle valeur , que les vêtements se notent sur les contrats de mariage ou les inventaires après le décès.